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C'est le titre, pardi...

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Voici un petit texte qui pourrait intéresser certains corbeaux désireux de chauffer leurs plumes au soleil de Provence, tout en augmentant leur effectif de cols (il ne s'agit pas des cols de chemise, bien entendu).

Profitant de vacances au cours du mois d'avril de l'année 1983, je me trace une randonnée itinérante d'une semaine au sud du département du Var.

En cette saison, les routes de l'arrière pays sont encore désertes de touristes, et les beaux jours sont déjà là.

L'objectif principal de ma randonnée est la découverte du massif des Maures et de l'Estérel.

Ces deux massifs de moyenne montagne sont très intéressants pour la pratique du cyclotourisme, non seulement par la proximité de la mer Méditerranée, mais aussi par leur réseau de petites routes très pittoresques et truffées de cols.

Je garde un merveilleux souvenirs de la petite route en crête qui relie Cogolin à Bormes-les-Mimosas. Elle surplombe par alternance l'intérieur des terres et la mer d'un bleu profond ; ajoutez-y les premières odeurs de Provence et un soleil qui commence à réchauffer vos reins, et dégustez une superbe promenade.

Puis il y a l'Estérel, véritable nid à cols qui étale ses beautés sauvages entre Cannes et Saint Raphaël.

Mon itinéraire était tracé sur carte IGN depuis pas mal de temps et la légende indiquait de nombreuses portions muletières ou forestières, " le pied ". Cet itinéraire partait de Saint Raphaël pour y revenir, après 70 kilomètres effectués dans un mouchoir de poche autour du mont Vinaigre et du Pic de l'Ours ; et devinez combien de cols... 21.

C'est une des journées les plus sportives que j'ai pu faire avant 1983.

Des routes goudronnées, des routes forestières en terre, des chemins caillouteux avec des passages de gués, et en toile de fonds, de minuscules vallées ; voilà un aperçu de la voirie dans le massif. Pas âme qui vive à cette époque, si ce n'est la présence des gardes forestiers à proximité de leurs maisons.

L'Esterel doit aussi sa beauté aux contrastes entre le rouge des porphyres (roche la plus répandue dans ce massif) et le bleu de la Méditerranée.

La route en corniche qui mène au col de l'Evêque sous le Pic de l'Ours offre les plus beaux panoramas sur la mer. La vue s'étend jusqu'à Nice, et les Préalpes du sud y sont visibles par temps clair.

Et maintenant vous n'avez plus qu'à vous plonger dans vos IGN à moins que l'Estérel vous ait déjà laissé un merveilleux souvenir !

J. Vigneau


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