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Bollettino dell'Amicale dei Ciclisti Cardiaci N° 166Vai alle informazioni

Monte Chaberton

Testo e foto di Philippe Girardin

Il monte Chaberton, che raggiunge i 3131 m, è una tappa obbligata per gli amanti della mountain bike.

Il monte Chaberton e il passo dello Chaberton (FR-05-2674) sont raisonnablement accessibles à VTT en dépit des 1900 m de dénivelé qui en défendent l’accès du côté italien. La piste a été refaite avec soin jusqu’au kilomètre 10. Le onzième et dernier kilomètre qui mène au col le sera peut-être bientôt. Du col, il vous reste trois kilomètres pour atteindre le sommet du mont Chaberton, ceux-ci sont faisables à pied pour la montée. La descente peut s’envisager à vélo, mais elle est conseillée uniquement aux descendeurs expérimentés. On murmure à Montgenèvre qu’une remontée mécanique pourrait y donner accès dans l’avenir. Allez-y donc avant que le charme de l’isolement et le parfum d’aventure qui se dégagent encore sur ce parcours ne disparaissent définitivement. Il est dommage de ne viser que le col avec ses 2674 m. Faites preuve d’ouverture et de désintéressement pour vous hisser jusqu’au sommet à 3131 m, vous ne le regretterez pas !

Il passo Chaberton e il monte ©IGN
Vista generale del Mont Chaberton ©IGN

Un po' di storia

Il Mont Chaberton è una cima straordinaria. Vicino al confine italiano, domina con orgoglio le città di Monginevro, sul versante francese, e di Cesana-Torinese, su quello italiano, ed è visibile da lontano. Il suo versante meridionale sembra inaccessibile, come se fosse stato scalato in un sol colpo a 1.500 metri di distanza. Prima della Seconda guerra mondiale, il Mont Chaberton era italiano e la sua parete nord era relativamente accessibile su un dolce pendio. Questa situazione strategica fece venire all'esercito italiano l'idea di dotare la cima di un forte armato di potenti cannoni.

Il Monginevro, dominato dal Monte Chaberton.
Versante esposto a sud sopra Clavière.
Vista del Col des Trois Frères Mineurs.

Wikipedia

Prima della seconda guerra mondiale, le truppe italiane costruirono una batteria di otto torrette, sormontate da cannoni, rivolte verso la Francia e la città di Briançon. Hanno difeso il passo del Monginevro (FR-05-1850). Per raggiungere questo obiettivo, soldati e ingegneri costruirono una strada dal villaggio di Fenils (Valle di Susa). Essi abradono la cima del Monte Chaberton per creare un glacis difensivo per le torrette. Il forte, talvolta soprannominato «Forte delle Nuvole», era l'orgoglio dell'esercito italiano. All'epoca era considerato il più alto e uno dei più potenti forti del mondo. Pochi giorni dopo l'entrata in guerra dell'Italia, nel giugno del 1940, guidata dalla forte del Giano, la batteria italiana è stata distrutta dal fuoco del 154e Reggimento di artiglieria di posizione dell'esercito francese. Alla fine della guerra, la valle di Baisses, la cima del Mont Chaberton e la batteria furono annesse alla Francia. Di conseguenza, il confine franco-italiano fu spostato all'ingresso della località italiana di Clavière.
Le fort fut construit à partir de 1891 grâce à un grand effort de main-d’œuvre. La piste actuelle a été ouverte vraisemblablement pendant cette période. Elle a été utilisée pour hisser hommes et matériel pour la construction d’un téléphérique. Au total 8 canons de 149 mm, tous perchés sur huit tourelles de maçonnerie surplombaient une caserne de 113 m sur 18….
Au début de la Seconde Guerre mondiale, ce fort italien ennemi était une des préoccupations majeures du commandement français. Celui-ci installa des mortiers de 280 mm masqués à contre-pente des observateurs italiens sous le col des Gondrans (FR-05-2347a), et des observatoires (au Janus). À l’ouverture des hostilités, l’artillerie française réussit alors l’exploit de détruire, le 21 juin 1940, les batteries du mont Chaberton et son dépôt de munitions. Cette prouesse a pu être réalisée grâce à une science balistique parfaitement au point (tir parabolique à 10 km de distance sur une cible de quelques dizaines de mètres !). Cet assaut dura trois heures trente avec cinquante-sept coups au but, ruinant ainsi instantanément des années d’efforts. Les batteries du mont Chaberton se turent donc à jamais. On imagine que ce fait d’armes motiva l’annexion du mont par la France en 1945.
On a compris, de cette histoire, que la route d’accès était du côté italien. Côté français, seul un sentier « S3-S4 » permet d’y accéder à partir de la cote 2177 après une bonne piste qui monte depuis Montgenèvre.

La salita al passo a 2674 m e alla montagna a 3131 m

On quitte la route nationale quelques kilomètres au nord de Cesana-Torinese pour s’engager sur la petite route revêtue menant à Fenils. Si on vient de France, la descente de 8 km du col du Montgenèvre est à effectuer, descente peu agréable et dangereuse en raison du trafic automobile mais aussi jalonnée de nombreux et longs tunnels.
C’est un pont peu avant Fenils qui marque le début de la montée, nous sommes alors à 1230 m d’altitude. D’emblée, la pente est présente. Aucun répit sur les 11 km qui mènent au col (le pourcentage moyen de ces 11 km étant de 13%, il ne faut pas espérer d’endroits à moins de 8 ou 9%). Il faut donc s’armer de détermination.
À la sortie de Fenils, on atteint l’altitude de 1276 m. C’est à cet endroit que la route bitumée laisse place à une piste en terre mais cyclable. Sur ce chemin on trouvera des passages plus caillouteux qui vont menacer l’adhérence de la roue arrière. Il est donc avantageux et sécurisant de traverser ces passages scabreux à pied.
Après avoir parcouru 2,5 km, on traverse le hameau de Pra Claud perché à 1589 m. À l’entrée de ce hameau on trouve un grand panneau précisant que la piste est interdite à tous les véhicules.

Pra Claud.

Nous arrivons ensuite à un premier gros empilage de lacets encore dans la végétation. On trouve régulièrement des bancs en bois sur le bord de la piste pour se reposer ! Ceci nous mène vers les 2000 m et le passage d’un torrent. La pente ne faiblit pas et nous amène rapidement à la cote 2099 m où se présente un nouvel empilage de lacets. Sur la gauche on trouve le démarrage d’une autre piste posée à flanc de montagne et qui rejoint la Cresta Nera et le Colletto di Cresta Nera (IT-TO-2201).

Altitude 2000 m, le mont côté nord.
Altitude 2070 m.

Da qui in poi, il mondo diventa completamente minerale. La pendenza e i ciottoli sul sentiero rendono difficile la progressione. Si sale gradualmente, con uno sforzo sostenuto, fino a raggiungere l'ingresso della valle del colle. L'uscita nella valle offre una vista impressionante sui ghiaioni e sulle masse rocciose. Si nota anche che si stanno compiendo sforzi per riabilitare il sentiero, con l'aggiunta di alcuni muretti e piattaforme di contenimento. La pendenza si attenua un po', ma la presenza di rocce sul sentiero aumenta e rende difficile la progressione.

L'ultimo chilometro sotto il passo, ed è difficile trovare il percorso effettivo della pista perché a questo punto è molto spezzettata. Camminare diventa obbligatorio. Negli ultimi metri, la pista è scomparsa ed è stata sostituita da un sentiero. In cima al passo ci accoglie un forte vento. Un cartello indica la strada per la vetta. Si gode già di una bella vista sull'Oisans, con in primo piano la vertiginosa discesa del versante francese del sentiero.

Vista dal passo, versante esposto a est.
Dal passo, vista sulla Val di Susa.
Vista del colle da ovest. Oisans e il Col de la Lauze.

Courage, plus que 450 mètres de dénivelée pour 3 kilomètres, c’est à dire un bon 15% de moyenne pour terminer. Cela se présente comme un immense plan incliné et dénudé qui se grimpe (très) partiellement à VTT en suivant les zigzags bien tracés du chemin. Nous avançons dans un paysage entièrement minéral. Nous trouvons sur le sol des vestiges des zones de forts à savoir des piquets métalliques et des barbelés. Un énorme câble métallique au sol sur des centaines de mètres nous laisse peut-être un témoignage du téléphérique ? À couper le souffle : la vue, bien sûr, l’est mais ne pas oublier aussi le vent. Ce sera tout à l’heure impossible de descendre sur le vélo par peur d’être expédié d’un côté contre la paroi ou de l’autre vers la pente.

Dalla cima della montagna, il Col du Chaberton.
Altitude 3000 m, les dernières rampes.

In quaranta minuti si arriva quasi sorpresi sul ghiacciaio finale e ci si chiede se la salita sia già finita. La piattaforma, sorprendentemente piatta, orizzontale e senza un solo filo d'erba, è di poche decine di metri quadrati. Intorno, più di 1.500 metri di vuoto sono impressionanti. Ben nascoste dal ghiacciaio sul lato francese, sono visibili le otto torrette in muratura che fungevano da postazioni per i cannoni.

Sembrano quasi intatti. Il forte stesso presenta gallerie a volta in buone condizioni e resti delle ultime nevi. Un gruppo di italiani fa un picnic nel rifugio. Gli alloggi e i dormitori si trovano molto più in basso, su una piattaforma ben nascosta a nord-est.
Poiché il tempo è minaccioso, non c'è tempo per indugiare e un temporale su questi pendii spogli deve essere una prova piuttosto spiacevole.

Le torrette e il glacis.
Mont Fraitève e le creste di Sestrières.
All'interno del forte.

La discesa

Prudenza e camminata sono all'ordine del giorno per i primi chilometri di discesa, anche se un buon mountain biker con il bel tempo non avrebbe difficoltà. La pioggia leggera, che ora cade orizzontalmente, colora i ciottoli con belle sfumature di chiaro e scuro. Le continue raffiche di vento ci hanno scoraggiato dal salire in bicicletta.

Il passo visto dalla cima. A sinistra, il Col des Trois Frères Mineurs.
Al passo.

Soulagement en arrivant au col, et plongée du côté italien bien abrité. Nous croisons des vététistes qui font l’ascension à leur tour. J’en aurai compté au total 18 en ce jour d’août. En les regardant je me dis qu’ils ne sont pas tous armés pour parvenir au sommet. Il y a des Allemands, des Suisses, des Italiens mais pas de Français ce jour-là. Mais quel succès ce mont Chaberton tout de même !
Non abbiamo difficoltà a trovare il segnavia 2099. A questo punto prendiamo la pista forestale che si dirige verso sud attraversando boschi e prati. L'obiettivo è trovare il Colletto di Cresta Nera (IT-TO-2201) en suivant un facile S3 sur 1,5 km. Mais un incident typique de cette zone du Piémont italien survient car nous sommes alertés et rapidement intrigués par des aboiements qui deviennent de plus en plus forts au fur et à mesure que des chiens se rapprochent de nous. Nous voyons surgir deux gros patous en face de nous en provenance de leur zone de garde en contrebas. Tout au long du parcours nous avons été alertés par des panneaux qui signalaient la présence de ces chiens de garde. Face à ces gardiens de troupeaux nous ne devons pas commettre d’erreurs, nous ne devons pas les provoquer ni faire preuve d’une quelconque bravoure. Je choisis de me faire tout petit en me protégeant derrière mon vélo. Les patous s’approchent et viennent me flairer. Pour donner une idée de leur taille je vois que leur tête arrive au niveau de la tige de selle. Après m’avoir flairé quelques secondes les chiens décident de m’abandonner jugeant probablement que je ne constituais pas une réelle menace pour leur troupeau. Heureusement qu’ils ne connaissaient pas mon goût prononcé pour le gigot d’agneau. Avant de s’éloigner l’un des chiens prend quand même soin de pisser sur ma roue arrière. Ouf ! eux se sont éloignés et moi je peux reprendre ma route. Elles sont gentilles et magnifiques ces bestioles mais « pas fines » comme disent les autochtones. Il faut donc rester prudent par-dessus tout, vous voilà prévenus.

Una visita dal patous.
Verso il Colletto di Cresta Nera.

Il ritorno dal Colletto di Cresta Nera è stato tranquillo, nonostante alcuni latrati in lontananza. I freni hanno lavorato sodo in questa discesa. Tornato sulla strada per Cesana, ho trovato un po' di salita da finire. Una bella esperienza per chi ama la montagna e la sua grandiosa solitudine.

La parete est del Mont Chaberton, vista dal Colletto di Cresta Nera.
L’empilage des lacets entre 2000 et 2200 m.

Era il 7 agosto 2008 per i miei pass numero 2972 e 2973 e per me rappresentava i miei Giochi Olimpici.