Clubgeschichte: Medien von 2000 bis 2022 gefunden! Zu sehen in der GazetteZu den Infos

Ausgabe Nr. 166 der "Amicale des Cyclos Cardiaques"Zu den Infos

"Ortsnamenkunde" oder : "eine andere Art zu reisen"

La toponymie : une autre façon de percevoir la géographie d’un pays, une autre façon de voyager. Il suffit de rechercher l’origine de tel ou tel nom de lieu pour découvrir qu’un passé très riche se cache derrière le carrefour, la colline ou… le col.

Il existe des noms de cols très imagés et drôles :

  • col de CANTECOUYOUL (09-0565) : autrement dit : col de Chante-Coucou et non pas Chante-Couillon comme me l’avait affirmé un pyrénéen au sommet de ce même col lors d’une concentration des Cent Cols…

Mon préféré est :

  • Col de PIQUOTALEN (81-1004) ce qui signifie : le col où la faim vous pique ! Ne pas oublier d’emporter des vivres pour son ascension !

Aber natürlich entsprechen die meisten Passnamen den ländlichen Aktivitäten, die mit der Landwirtschaft verbunden sind. Diese Namen wurden im Laufe der Jahrhunderte von Generationen von Bauern geprägt, die auch die Landschaft geformt haben.

Les exemples sont nombreux, on peut citer :

  • Col de la CAYOLLE (04-2327) : de « Cayolla » : chalet ou baraque de berger en montagne (Provence). Dans les Pyrénées les alpages sont parsemés de « cayollars », l’origine est la même.
  • Col de GAUDISSART (26-0889a) : Gaudissart : bois défriché en ancien français
  • Col AGNEL (05-2744) : d’agnielle ou agnière : quartier fréquenté par les moutons, pâturage à moutons.
  • Col d’ARCES (74-1160) : arces : sol défriché par les incendies. A donné : arcine (voir 05-2348)
  • Col d’ARTIGAU (31-1382) : artigau : pré sur le versant d’une montagne avec cabane ou grange pour le bétail ou le berger (Pyrénées centrales)
  • Col ou Pas de L’AUP (05-1413, 05-1680, 74-1425a etc…) : terme très fréquent, synonyme d’alpe (alpage ou pâturage de montagne). Une bonne douzaine de noms désignent la même chose ( aupet, alpet, auet, aupas etc…) . Ce nom si commun a aussi servi à désigner le massif alpin lui même.
  • Col de la RAMAZ (74-1557) : ramaz : enclos où le troupeau est rassemblé à l’alpage (Savoie) Etc….

D’autres noms sont en relation avec des données naturelles, ils sont avant tout descriptifs :

  • Col de la SCHLUCHT (68-1139) : schlucht : ravin, gorge, défilé (Alsace).
  • Cormet de ROSELEND (73-1068) : roselend : tourbière, lieu où poussent les roseaux (Savoie).
  • Col d’AUZINES (11-0335a, 66-0606 etc..) : auzines : bois de chênes verts (Aude)
  • Col de JOUX VERTE (74-1765) : joux ou jau : montagne boisée.
  • Col de l’ARENIER (07-0682) : arénier : terrain sablonneux, sablière, grève.
  • Col de l’ESPIGOULIER (13-0722) : espigoulier : terrain couvert de lavande ou inculte.
  • Col de la BUFFAZ (73-1439, 74-1500a) : buffaz : tempête, lieu exposé au vent (Savoie).
  • Col de LESCHAUX (74-0897) : leschaux : sol inculte au dessus de la forêt (Savoie)
  • Col des GLIÈRES (74-1425b) : glières : terrain graveleux (région de Thônes 74).
  • Col du FAYET (07-0611) : fayet : forêt de hêtres, voir aussi : fage, faye etc…

Plus rares sont les noms des cols évoquant une activité industrielle ou artisanale :

  • Col de la GIPIÈRE de L’ORONAYE (04-2482) : gipière : carrière de pierre à plâtre (Ubaye)
  • Col de l'ARGENTERA (04-1991) oder Col de Larche, Abbau von Silbererz (Seealpen)

L’histoire n’est pas en reste, on la retrouve dans le nom de certains cols :

  • Col de CLERGUE MORT (48-0845a) : clergue : clerc (homme d’église). Le nom de ce col évoque l’époque troublée de la guerre des Camisards (protestants cévenols) contre les troupes du maréchal de Villars sous le règne de Louis XIV. Un prêtre aurait été massacré en ce lieu.
  • Col de la JUSTICE (07-0679b), le nom de « justice  » est assez fréquent un peu partout en France. Il désigne une élévation de terrain sur laquelle étaient dressées les « fourches patibulaires » (potence pour les pendus !). Voir également : col des FOURCHES (qui peut aussi signifier aussi : carrefour).
  • Col de CASTELLARAS (06-1248) : Castellaras : grand château fort, château ruiné (Provence).

Les animaux ont aussi inspiré le noms de lieux :

  • Col de POUTRAN (38-1996b) : de poulitra : la pouliche (Alpes)
  • Golet du TAISSON (73-1487) : taisson : nom donné au blaireau… Golet du Taisson signifie donc : trou du blaireau.

Enfin, on peut terminer avec un magnifique pléonasme :

  • Col du LAUTARET (05-2057) : lautaret signifie… col !

Ces noms de lieux font partie d’un patrimoine comme peut en faire partie un monument historique et, comme un monument, ils peuvent être mis en péril. La désertification rurale a pour résultat l’abandon de noms de sites qui ne sont plus nommés car inhabités. Les langues régionales qui ont permis de nommer ces sites ne sont plus comprises par le plus grand nombre. La vie citadine ne pousse pas à la poésie des noms de lieux, on leur préfère les termes techniques : ZUP, ZAC … Réhabiliter les noms de cols tombés dans l’oubli par une recherche sur documents ou sur le terrain pourrait être une des vocations de la confrérie des Cent Cols.

René POTY
[email]poty@wanadoo.fr[/email]

Source bibliographique :
« Les noms de lieux en France » : glossaire de termes dialectaux André Pégorier (ingénieur en chef géographe)
Institut géographique national 2. Auflage überarbeitet und ergänzt von Sylvie Lejeune. Toponymie-Kommission 1997.

Die Antwort von Georges Rossini

Ich habe gerade den interessanten Artikel von René über den Ursprung der Toponymie und die Herkunft der Namen von Pässen gelesen, unter denen ich eine Ungenauigkeit feststelle, es handelt sich um den Ortsnamen Col de la Joux Verte (74-1765).

Le mot Joux est d’origine latine, très utilisé dans l’idiome savoyard pour définir Joug pour la langue française, Joch pour la langue allemande et Giogo pour la langue italienne, quelques exemples :

Col de la Joux Plane (74-1713)
Stilfser Joch 2758 m, deuxième nom en allemand du Giogo ou Passo dello Stelvio
Giogo della Bala 2129 m , ces deux cols se situant en Lombardie (Italie).

Il y a divers passages géographiques qui portent le nom Joux comme La Joux dans le Chablais et La Joux dans L’Ain qui ne sont pas répertoriés dans le catalogue des Cols de France.
Es gibt auch das Toponym La Forclaz, das immer noch lateinischen Ursprungs ist, Forca auf Italienisch, die gleichbedeutend mit Gabel sind. Oder Pertuis als Synonym für Tor, Porta im Italienischen, Port im Spanischen etc.

Über Forca und die sehr zahlreichen Pässe, die dennoch die wahren Merkmale eines geografischen Übergangs aufweisen (Vertiefung zwischen zwei Gipfeln, die zwei hydrografische Täler miteinander verbindet), die nicht im Katalog verzeichnet sind, wenn Sie die neue IGN-Karte TOP 25 - 3741 OT konsultieren.
Vallée du Vésubie (Alpes Maritimes) il y a un passage géographique qui porte le nom de Forca de l’Authion 1986 m, entre la sommité 2078 m et le Mille Fourches ( !!! ) 2042 m, situé sur la route formant le circuit de l’Authion en partant du Col de Turini 1604 m. En observant un peu plus en bas il y a un autre passage géographique qui devrait s’appeler Forca de Cabanes Vieilles à 1779 m entre le sommet de Mille Fourches 2042 m et le sommet de Vaiercaout 1816 m.

Bien sur il faut respecter le règlement, qui stipule qu’on doit retenir seulement les cols portant officiellement ce nom ou matérialisé par un panneau au sommet. Et pourtant Joux, Forclaz, Forca, Pertuis, etc. sont synonymes de passage géographique.

Bald werde ich auf die Verwirrung um die französisch-italienischen Pässe antworten.

Georges Rossini
[email]georges.rossini@wanadoo.fr[/email]

Der Standpunkt des IGN

Hallo,

Als Antwort auf Ihre Nachricht vom 4. Dezember senden wir Ihnen Folgendes.

Un terme générique peut compter plusieurs variantes attestées : Joux, nom féminin, peut s’écrire jaux, jeux, jeu, jau, jo, joe, jour, jux, zour, dzaou, jor, joeur, jeur, djeux, dieux, jieu, jorasse, jorats. Ces variantes sont dues aux aires linguistiques concernées et aux différents patois locaux.

Ce mot vient du gaulois juris signifiant hauteur boisée ; il a pour mots romans correspondants ; jours, jorx, jugi, jorz. Il a été confondu par les scribes avec jugum qui signifie pièce de bois pour l’attelage des bœufs.
Denn joug, männliches Substantiv, hat die Bedeutung des französischen Wortes und ist ein weiterer Dialektbegriff, der eine Einheit der landwirtschaftlichen Fläche bezeichnet, die ein Paar Ochsen in einer bestimmten Zeit pflügt.
Il importe de connaître le genre pour essayer d’en déduire le sens ; mais il arrive que par des rhabillages latins le sens évolue ou se perde. Le cas des lieux-dits non habités est délicat car ils ont souvent une étymologie qui reste douteuse, faute de formes anciennes.

En Italie, giogo, nom masculin, signifie col ; mais désigne aussi un joug avec le sens que nous lui connaissons en français. Par contre, giogaia, nom féminin, signifie chaîne de montagne, sommet.

In Deutschland bedeutet Joch, ein neutrales Substantiv, sowohl Kragen als auch Joch. Die am weitesten verbreitete Bedeutung von serra, sarra, weiblicher Name, mit den pyrenäischen Varianten sarrat, sarrade, ist der zerklüftete, längliche Felsgrat. Dieser Oberbegriff stammt vom vorlateinischen serra (bedeutet Säge, länglicher Berg) und genauer von serrata, einer Art Verbalsubstantiv, das das Femininum des Partizips Passiv des Verbs serrare ist, dessen klassische Form serare ist, was so viel wie schließen bedeutet.

Die Frage der Geschlechter ist komplexer.
Au masculin, le terme générique pyrénéen sarrat a 2 sens : désignant un col étroit, sens peu connu, et qui a pour variantes sarret, sarrot. L’autre sens est celui d’une crête, une hauteur, une colline allongée et a pour
sehr bekannte Variante das Wort Treibhaus, weibliches Geschlecht.

Le terme générique alpin est la serre qui signifie colline allongée. Au masculin, serret prend le sens de petite colline, et serras garde le sens de grande colline ; mais prend parfois le sens de défilé (sarras).

In der Hoffnung, Ihnen einige Klarheiten verschafft zu haben, verbleiben wir mit freundlichen Grüßen.

É. Calvarin