Historia del club: ¡redescubierta la prensa de 2000 a 2022! Ver en la gacetaIr a información

Bulletin de l'Amicale des Cyclos Cardiaques N° 166Ir a información

Thonon - Trieste (Jean-Marc Lefèvre, CC 3331)

Du lac Leman à la mer Adriatique (1200 km – 44 cols – 22000 m de dénivelé)

Je m’étais dis il y a bien longtemps : « un jour je ferai Thonon-Trieste »

 Descrita por algunos como la caminata de montaña más bella de Europa, la ruta se ha ganado su reputación por su calidad y dificultad.

Courant de l’année 1999, ma décision était prise :  » Je ferai Thonon-Trieste pour marquer l’an 2000 « .

La ruta

Les données du problème sont simples : 1200 km ; 44 cols (dont 16 à plus de 2000 m) soit  22131 mètres de dénivelé.

Se sale de Thonon-les-Bains (Francia), pronto se llega a Suiza, luego a Italia, después de nuevo a Suiza, y no es hasta el km 493 cuando la ruta gira completamente hacia Italia. La ruta bordea Austria, roza Eslovenia y termina a orillas del Adriático, a tiro de piedra de Croacia.

C’est t’y pas un beau parcours ça MONSIEUR !

L’organisateur, conseille à juste titre de réaliser sa randonnée en 12 étapes, mais moi j’ai décidé de la faire en 10 étapes. (Allez savoir pourquoi ?)

Magníficos paisajes

Un comienzo lento

Vendredi 23 juin, départ en voiture pour rejoindre Thonon. J’ai à peine fait 200 km que ma voiture donne des signes de fatigue. Obligation de faire appel à un dépanneur sur l’autoroute. Bilan : allumage HS, le voyage démarre fort. 

Vive la aventura

 Samedi 24 juin, 8 heures du matin, mon vélo harnaché de ses sacoches flambant neuves pose devant le panneau Thonon-les-Bains. Première photo, premiers coups de pédales, première grimpette : Le pas de Morgins, premier poste frontière. Cette fois c’est la Suisse, YOUPI ! Vive l’aventure ! ! !

Ma première étape longue de 140 km me conduit à Sierre.

Las orillas del Lago Mayor

Le premier 2000 de la randonnée alpine, c’est le col du Simplon, il se grimpe bien malgré sa longueur (22 km), par contre nombreux tunnels, et paravalanches. En haut l’aigle du Simplon veille sur moi pour la descente. Premier passage en Italie dans un décor de rêve. L’étape se fait à Orasso en pleine montagne, le genre d’arrêt dont tu rêves lorsque tu es fatigué ==> super.

Le matin de la 3 iéme étape, je contourne le lac Majeur, je vous affirme qu’aujourd’hui il ne neige pas ! Non il fait beau et chaud. Très jolies les rives du lac ! Les belles demeures témoignent de la richesse des lieux. Je me surprends à rêvasser assis sur un banc en admirant les voiliers sur le lac, après tout je suis en vacances, quoique ?

La grimpée du San Bernardino est assez sévère, le 28/28 est bien utile. Très joli col, avec un lac d’altitude d’un bleu ! 

Las orillas del Lago Mayor

El Splügenpass

Ce matin c’est  » grand bleu  » traduisez que le ciel est magnifique, pas de nuage, bleu intense, l’étape promet d’être chaude. D’emblée en guise de petit dej, j’attaque le Splügenpass, magnifique col qui culmine à 2113 m, montée en lacets, pente pas trop sévère, pas de circulation (il est trop tôt) le genre de col que j’adore. En plus j’ai mes jambes des grands jours, mains en haut du cintre ==> super, en prime j’ai droit à un concert de clarines jusqu’au sommet, de belles et grosses vaches paissent tranquillement.

 Elle est pas belle la vie !

Los cordones del Splügenpass

Incluso me sorprendió gratamente ver una marmota correteando a pocos metros de mí.

La descente est tout aussi belle, mais très dangereuse, virages en lacets, tunnels à souhait, et surprise à la sortie du trou un virage en épingle à cheveux !

Cette 4 iéme étape sera la plus belle du voyage, le temps, le décor, les cols ==> du grand Art !

Dans la montée du San Bernina, je frôle pratiquement un glacier, quelle vue ! Le genre de spectacle qui te laisse rêveur, que c’est beau. La journée se termine par la montée du Forcola di Livigno, dur, très dur ! La fatigue aidant, je suis obligé de mettre pied à terre sur quelques centaines de mètres tellement la pente est raide. 

El día del Stelvio

Le point culminant de cette randonnée c’est le col du Stelvio. Il culmine à 2758 mètres,  passage célèbre du tour d’Italie, 20 km d’ascension.

Une légère pluie m’accompagne les  premiers kilomètres, mauvais présage. La pente irrégulière est parfois assez sévère. À 3 km du sommet pointage au poste de douane de Santa-Maria, à partir de là le temps se gâte vraiment. Il fait froid, il pleut, j’avance péniblement, les derniers mètres sont avalés à  » l’arraché « , mais j’y suis arrivé !

Je pensais manger là-haut, mais vu le temps je ne m’attarde pas. Photo souvenir devant le panneau du col, achat des cartes postales, j’enfile mon gore-tex, mes gants d’hiver, mon bandeau mon casque et hop ! Je plonge dans le brouillard qui enveloppe le sommet. Quelques touristes me regardent songeurs, et m’encouragent.

El paso del Stelvio

La pluie s’intensifie, et bientôt se transforme en neige fondue. Mes sacoches sont recouvertes d’une fine pellicule blanche et glacée. Je suis transi de froid, j’aurais du enfiler mes jambières. Trop tard, je fonce. J’ai horreur des descentes de cols  sous la pluie, d’une part parce que ce n’est pas agréable, d’autre part les freins sont inefficaces. En un mot j’ai peur !

Une chose me surprend, je ne vois aucune voiture dans la descente, tout juste quelques cyclos qui en  » bavent  » pour atteindre le sommet. La réponse ne tarde pas à venir. La route est barrée, interdiction de passer : HORROR.

Vais-je devoir remonter ?

J’aperçois une auberge, il est 15 heures, je n’ai pas mangé, je suis gelé, je ne sais pas où aller, tout m’incite à m’arrêter. Par chance il y a là, un cyclo Français, qui bien vite me renseigne :

– » Il y a un éboulement, la route est défoncée sur environ 100 m, d’important travaux sont en cours, à vélo tu peux passer.  » OUF ! ! !

Los espaguetis a la boloñesa me calientan un poco y, algo revitalizado, emprendo la siguiente etapa de este descenso infernal. 

Effectivement, la route est défoncée, pied à terre, au milieu d’un bric à brac, de tuyaux, d’engins de chantier, de boue, de ciment. Je me fraye un passage, équilibre instable devant le regard médusé des ouvriers, mais je n’ai pas le choix, quelle aventure ! ! !

Qué alivio cuando volví a pisar el asfalto.

L’étape du Stelvio, restera gravée longtemps dans ma mémoire !

Ce soir j’arrive dans le Tyrol italien. Ici pas de problème pour se loger, pratiquement tous les habitants font  » chambres d’hôtes « , le chalet où je fais étape est très spacieux, les gens très gentils. Dommage qu’ils ne parlent pas un mot de Français : ici on pratique l’allemand plus que l’italien (l’Autriche est toute proche).

Aucun problème pour m’endormir ce soir, l’étape à été longue et difficile, 135 km et 8 heures de vélo.

Los Dolomitas

Al día siguiente, una hermosa etapa en el Tirol, y el comienzo de los Dolomitas. Algunos puertos bonitos, incluido el boscoso Passo del Pallade. Un viaje laborioso a través de Bolzano, con mucho tráfico - mi principal crítica a este tour es que hay demasiado tráfico, con motos y autocares haciendo su agosto, ya que la región es muy atractiva para los turistas.

Son las 5 de la tarde cuando la tormenta empieza a retumbar, la pendiente del Passo Pinei es de 16 %, estoy cansado y empapado. De repente me siento atraído por un albergue tirolés, al que no puedo resistirme: mañana será de día.

Au menu ce soir : Soupe de pâtes, pomme de terre vapeur, jambons  et saucissons de pays, tarte aux pommes maison, le tout accompagné d’un petit vin italien !…

El Tirol italiano

Los Tres Picos de Lavaredo

Las etapas 7ª y 8ª serán las más difíciles del viaje. Numerosos puertos con fuertes desniveles, a menudo cercanos a 14% 15% o incluso 20% para las Longeres.

Famosos puertos de montaña como el Pordoi, el Giau (muy duro) y la Forcella Longeres.

Llevo 2 días en el corazón de los Dolomitas, y el magnífico paisaje ha estado a la altura de mis expectativas, aunque es una pena que el tiempo lluvioso estropee un poco las cosas.

J’en suis à ma 8 iéme étape, aujourd’hui ascension du Forcella Longeres , devant les Tre Cimes du Lavaredo, réputé hyper dur. Au col de Misurina, (où je mange enfin ma première pizza), je suis perplexe : Dois-je m’arrêter ici ou monter au Lavaredo ?

Llueve, hay niebla, no tiene buena pinta, pero no importa.

Si je reporte à  demain l’ascension :

  1. No estoy seguro de que el tiempo mejore.
  2.  Me será imposible terminar el THONON TRIESTE en 10 días.

Alors j’y vais !

La route qui conduit au refuge Di Auronzo est une voie privée et payante (pas pour les vélos) ce n’est pas très long (environ 4 km), mais quel dénivelé ! Du 16% puis du 20% certains disent 23% dans les virages, dur très dur, bien vite je n’arrive plus à avancer au-dessus de 5 km/h, je renonce, je finis la montée à pied, sous la pluie et le brouillard.

Después de señalar mi libro de rutas, pido ayuda al posadero porque no encuentro el camino de bajada. De hecho, Forcella Longeres es un ‘cul de sac», así que tengo que volver a bajar lo que acabo de subir. Es una pena; si lo hubiera sabido, habría dejado mis alforjas en la parte inferior para hacer la subida más ligera y fácil.

Los Dolomitas

El final del viaje

La descente sur Dobiaco est un billard, je me sens tout d’un coup des ailes, ce soir je crois que je vais terminer Thonon-Trieste dans les délais prévus, le plus difficile est fait. Je fais étape à Dobiaco dans un très bel hôtel. Qu’il est doux et reposant d’être dans une chambre confortable, quand dehors l’orage éclate, laissant échapper des trombes d’eau sur la ville. Je ne voudrais pas être dehors à cette heure !

A partir de la etapa 9, empezamos el largo descenso hacia el Adriático, que es también cuando nos acercamos a la frontera eslovena. Por supuesto, aún quedan algunos puertos, pero no son tan altos ni tan largos, y también ha vuelto el buen tiempo.

La dernière étape est assez dénuée d’intérêt, grandes routes à forte circulation, traversée d’Udine, puis tout droit jusque Trieste, une chaleur accablante règne dans cette grande ville italienne, dernière photo devant le panneau, il est 15 heures le rêve est accompli !

En este momento estoy feliz, he hecho el trekking ALPINO sin problemas de salud ni mecánicos, sin pinchazos, claro que lo pasé mal en algunos puertos, pero qué alegría poder hablar después de tu AVENTURA.

Sí, Thonon-Trieste es una ruta difícil y exigente, que requiere un gran esfuerzo físico y fuerza de voluntad, pero es una fiesta para los ojos.

Trieste-Chauny : le retour

El problema de un recorrido en línea es que, una vez alcanzada la meta en bicicleta, sólo se ha recorrido la mitad del camino, y créame, es una etapa larga y ardua. Juzgue usted mismo.

Pour revenir de Trieste à Thonon, j’ai opté pour le train. Le problème c’est qu’il est impossible de renvoyer son vélo par le train ? La seule solution consiste à le transporter dans une housse, mais pour ce faire il a fallu que je démonte en partie mon vélo, et le transporter sur mon épaule, avec en plus mes 2 sacoches latérales, et ma sacoche de guidon ;

Vous avez dit : GALÈRE !

Le train quitte la gare de TRIESTE à 20 heures 10′, direction Venise, où là, changement de train pour Lausanne, mais le train à pris tellement de retard que je n’ai que 3 minutes pour attraper ma correspondance, belle frayeur !

El tren estaba abarrotado y apenas pude encontrar sitio para mí y mi bicicleta. Tras unas cuantas aventuras que sería demasiado largo describir aquí, llegué a la estación de Lausana.

Il est 6 heures du matin, un violent orage s’abat sur la ville, 2 km me séparent de l’embarcadère, je décide d’y aller en métro (très pratique avec mes bagages).

3 heures d’attente avant de prendre le bateau pour traverser le lac Léman, et enfin arrivée à Thonon. Mais du port au parking du centre de séjour où stationne ma voiture il y a plusieurs km. C’est le taxi qui me dépose devant. Il est 11 h quand je quitte le parking, encore 750 km d’autoroute et à 19 heures je sonne à la porte de ma maison.

Voilà 35 heures que je n’ai pas dormi ! La fatigue se fait sentir.

Cette fois c’est fini, après demain au boulot !

Jean-Marc LEFEVRE(julio de 2000)