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Bulletin de l'Amicale des Cyclos Cardiaques N° 166Go to info

The Alpine: Thonon-Antibes (Jean-Marc Lefèvre, CC 3331)

Foreword

On Monday 5 August 2002, that long-awaited day finally arrived!

6 mois ! Voilà 6 mois que chaque jour je consulte les cartes, je trace, je modifie, je consulte ma documentation. 6 mois que je prépare ce voyage. 6 longs mois à attendre, à rêver de ce que sera cette nouvelle aventure sur mon vélo. On a coutume de dire, qu’un voyage se vit avant, pendant et après. Peut-être, mais je préfère et de loin la phase qui démarre aujourd’hui !… et aujourd’hui c’est reparti pour 12 étapes alpestres !

What a joy it is to hang your panniers on your bike, what a joy it is to get on your bike, set your computer to zero, point to your logbook and say:

-" This time I'm gone!..."

3th part of my great Alpine Adventure, the Thonon-Antibes Alpine Tour was the high point of my 2002 season. To tell you the truth, it was the 3th attempt. The first one in 1988 failed in Briançon, the fatigue, the length of the stages, my morale at zero, I gave up dead in the soul (a youthful error no doubt).

The second attempt, which didn't even see the light of day on the bike but just in my head and on paper (see my report on Thonon-Antibes through the Pre-Alps). But this year I'm determined to go all the way and cross the Alps.

departure

The 1ière étape Thonon-Megéve longue de 109 km se fera dans un décor non pas familier mais dans un décor que je connais, les cols des Moise, de Terramont, de Jambaz me rappellent le récent brevet du Chablais réalisé en juin avec 2 amis.

La première difficulté de la journée c’est le col de la Ramaz, il me paraît interminable, je n’ai pas la grande forme. Je déjeune au Praz de Lys, là je fais l’erreur de manger en terrasse, il fait froid, je suis gelé. La descente du terrible col de Savolière n’est pas faite pour me réchauffer. Il est 17 h 30’ quand j’arrive à Megève, le temps se gâte sérieusement et le ciel se déchaîne soudainement, orage et pluie violente.

It's so good to be back in the hotel tonight!

Capricious weather

For the second stage I had planned to go from Megève to Bonneval/Arc, but the weather would decide otherwise.

Le départ est matinal 6 h 15’, après un bon petit déjeuner pris dans ma chambre, je quitte le « Chalet de l’Ancolie » nice mountain hotel. It's not raining yet, but it will soon be.

La montée du col des Saisies se fera au sec, les 12 km d’ascension se font dans le calme du matin, pas de bruit, juste le cliquetis de mon vélo, c’est agréable. Par contre la descente fût tout autre, à peine amorcée que la pluie fait son apparition, bientôt suivie de l’orage, je m’arrête pour me vêtir « anti pluie » traduisez le goretex, les surchaussures, les jambières, bref tenue d’hiver de rigueur.

Je petit déjeune à Beaufort, les clients du bistrot sont plein de compassion, la chaleur qui règne dans cet endroit me fait le plus grand bien, je le quitte à regret. La montée sur Arêches se déroule sous la pluie, idem pour le col du Pré, ajoutez une pente sévère (10 % pendant 7 km). Je suis heureux de voir la pancarte du sommet !

Légère descente sur le col de Meraillet puis j’attaque le superbe col du Cormet de Roselend (1968 m) sans pluie, mais il fait très froid. Après la rituelle photo souvenir devant le panneau du col, j’aborde la grande descente sur Bourg st Maurice. 20 km de glissade, un régal quand il fait chaud, mais là j’ai peine à serrer mes freins, mes doigts engourdis m’obligent à une extrême vigilance. C’est transi de froid que j’arrive à Bourg st Maurice, il est passé 13 heures. Il faut manger et chaud de préférence. Après quelques hésitations je me dirige vers un snack. J’ai à peine posé mon vélo devant la vitrine qu’un autre cyclo harnaché lui aussi de sacoches et montant une superbe randonneuse Berthoud arrive à mes côtés. Comme moi il est gelé, transi, il n’a qu’une hâte manger et se réchauffer.

I explain where I'm from, and he tells me that he started this morning, and that he's mainly looking for the BPFs because he's finishing this year's grand Brevet de Cyclotourisme.

Notre homme se prénomme Roger, le physique très sympathique. Tout de suite j’ai senti que c’était un vrai, un pur randonneur comme je les aime. Installés comme de vieux amis à la table du restaurant, nous allons « papoter » ainsi pendant une bonne heure, Roger m’expliquant son voyage et moi le mien.

The climb to Val d'Isère

We shared the same route for a while, and it was together that we tackled the day's major difficulty, the climb to Val d'Isère.

The weather hasn't improved, it's still raining, but nonetheless I'm in good shape. Roger is more reserved, and he's quick to tell me, as he usually does in these cases:

-" Go on, don't wait for me, I'll see you up there!"

I know from experience that in these cases, waiting is not the best thing. Roger, like me, is a loner, he climbs at his own pace, and having my wheel in his sights bothers him, just as it does me when I'm in the opposite situation. I listen to Roger, I don't wait for him.

31 km séparent Bourg St Maurice de Val d’Isère, 31 km de montée, facile au début et de plus en plus pentu à la fin. Mais la pente c’est rien, c’est la tasse de thé du randonneur en montagne, c’est la raison de notre présence ici, par contre les voitures, les camions, les motos, les autocars, là mon ami, dans la montée de Val d’Isère c’est quelque chose. Je n’ai pas souvenir en 20 ans de vélo d’avoir fait une route aussi pénible. Plus on s’élève plus il fait froid plus il pleut, un mélange de neige fondue et de pluie, pouah !…

Les derniers kilomètres sont une véritable horreur ? Je connaissais la route pour l’avoir déjà faite en voiture et à vélo (randonnée de l’Iseran en 1988), aussi je savais qu’a la fin j’allais rencontrer les tunnels. Une fois passé le fameux barrage de Tignes, ça commence et pour couronner le tout des travaux routiers se mêlent à l’aventure. Les tunnels mal ou pas éclairés font froid dans le dos « il faut serrer les fesses » !… To add a little more sordidness to this journey, motorists take great pleasure in honking their horns in the tunnel, which is becoming a nightmare. Above all, don't turn round, keep to the right, look straight ahead, try to see the end of the tunnel, get out quickly, and start again, cling to your bike, pedal, pedal as fast as you can to finally get through this damned passage.

It's 18:15 when the first houses in Val d'Isère come into view!

Phew! That climb was really tough.

Et Roger ?

Et Roger ! Où est-il ? Loin derrière, ou à quelques centaines de mètres ? Je l’attends devant l’hôtel quelques minutes, mais je grelotte tellement que je renonce. J’entre dans l’hôtel et me jette sous la douche, chaude cette fois :

God, it's good!...

J’apprendrai plus tard que Roger est monté jusque Val d’Isère, mais ne trouvant pas d’hôtel à sa convenance, il est redescendu par les tunnels jusqu’à Tignes, où une auberge de jeunesse l’attendait ! Vous avez dit « Costaud le Roger ! »

Val d’Isère station réputée de vacances n’en demeure pas moins une station froide, non par l’accueil mais par son climat. Val d’Isère est à 1840 m d’altitude, aujourd’hui il y fait particulièrement froid pour un 6 août. L’hôtelier me dit que la route de l’Iseran est fermée pour cause de neige ! Eh oui, même si j’avais voulu monter j’aurai été contraint de m’arrêter.

Tomorrow will be daylight.

L'iseran

L’étape démarre fort, j’attends l’hôtelier 45’ dans le hall de l’hôtel pour qu’il me libère enfin mon vélo. La veille j’avais pris soin de prendre un plateau « petit dej » pour partir tôt à l’assaut de l’Iseran, eh bien c’est loupé. J’avais oublié que le vélo était enfermé, en sécurité certes, mais enfermé quand même.

As soon as we leave Val d'Isère, we attack the slopes of the Iseran. It snowed last night and it's very cold, so I suspect I'll be shivering up there. The climb up to the Iseran (2764m) on this side of the mountain isn't very hard, fortunately, because in the morning, in the cool ...

Très peu de circulation,  encore moins de cyclo, (pas de Roger en vue ?) à 4 km du sommet, c’est avec le brouillard et le froid hivernal que je progresse. Des panneaux sur le bas côté de la route signale : warning: "beware of black ice", There are patches of snow all over the road, making the ground slippery. I finish the climb in the "pea purée terrible :

Now that's a real collar!...

Je prends la photo souvenir devant le fameux panneau directionnel :
« à droite Val d’Isère, à gauche Bonneval ».

I try to get the souvenir stamp from the restaurant. There, 2 young men tell me that the restaurant is closed, and that it doesn't open until 10am. I don't feel like waiting, the photo on the sign is more than enough.

Les jeunes m’offrent quelques friandises, je me change, j’enfile tout ce que j’ai de chaud. Iici à cette heure il fait 1degré : Incroyable !

Les 2 gars font une randonnée pédestre, ils ont passé la nuit dans la cabine du télésiège, il a neigé une bonne partie de la nuit ! De beaux souvenirs à raconter !…

The descent is freezing, but I'm glad to get to Bonneval, then it's an easy climb to the Col de la Madeleine and the sunny finish at Lanslevillard. It's a busy market day. Sitting on the terrace of a café, it's great to warm up in the sunshine, enjoying 1 coffee and some pastries.

In Italy

The Col du Mont Cenis marks the crossing into Italy on this tour. The slope is steep, but the fine weather is back, and the descent on the Italian side is a thing of beauty.

Descent of Mont Cenis

The organiser has made 2 proposals:

  • Soit passer par les crêtes de l’Assietta (ancienne route militaire, très panoramique, qui culmine à 2000 et plus pendant environ 40 km),
  • Either go from Suza to Cesana Torinese by road. I opt for this version (easier, safer), reserving the ridge section for another time, without a pannier...

The road from Suza to Cesana is reputed to be very busy, but in fact it's not as bad as all that. The downside is the roadworks, which sometimes get in the way.

Passage to Italy

La dernière difficulté du jour, c’est le col de Montgenèvre qui culmine à 1850 m, ensuite c’est la plongée sur Briançon, la plus haute ville d’Europe.

La surprise du jour !

After some hesitation (at the end of the stage, it's better not to make a mistake in Briançon, whose steep streets sometimes resemble those of St Francisco), I arrive at the Hôtel de Paris. It was fully booked, so I was right to make a reservation. A good shower, a good meal, and before going to bed a final breath of fresh air and a few steps (ideal for digestion).

I'm walking past the hotel, it's dark, suddenly I see the glow of a bicycle headlight a few metres away, no, it can't be true, it's ROGER!

It's 10.30 p.m. and Roger has just completed the Iseran stage!

He's tired, but happy and amazed to find me.

  • « Tu dors où ce soir Roger ? »
  • « L’hôtel est complet ? », « c’est pas grave, je vais dormir devant la gare ! »
  • « NON ! viens j’ai une idée. »

I went to see the hotel manager, chatted a bit, tried (easily) to win her over, and that's how Roger spent the night in the room specially reserved for the bikes: it was clean, it was warm, there was a sofa, it didn't take much to get a good night's sleep. Roger is even allowed to eat just before closing time.

Many thanks to " Hotel de Paris "It's a real pleasure to welcome you to Briançon and its owner, who obviously loves cyclists.

That evening, as we dined together, Roger recounted his terrible ascent of Val d'Isère, and his regulation half-turn to find the gîte in Tignes.

The Izoard pass

The 4th étape n’est pas trop longue, 94 km, aussi nous partons Roger et moi à 7 heures 45’ en direction du col de l’Izoard. Il fait beau, la pente n’est pas trop sévère sur ce versant. Après la photo souvenir au col, j’aborde la descente sur Guillestre. Roger lui fait une variante pour pointer le BPF de St Véran. Au passage du site remarquable de la casse déserte, je m’arrête pour la photo à la stèle de Fausto Coppi.

I have an excellent meal in a very relaxing restaurant, and it's full of strength that I attack the Col de Vars, the famous Col de Vars. I dreaded it a little, because it was here that I was struck down by fatigue on my first attempt in 1987! It was the first time I'd set foot on the ground for a few hundred metres, what a waste!...

But today, my morale and my legs were up for the challenge, and I made it to the top without any major problems.

It's 5 p.m. when I arrive at the gîte d'étape in Jausiers. It's a nice place, the dormitory is rustic but clean, and the meal will be of a high standard - we'll even be treated to some génépi sugar, the owner's speciality!...

Tonight's discussion is lively, Roger has a way with words, he likes to talk about "his" bike, and our neighbours at the table are won over, even admired, by this man who in a few days' time is going to join the very exclusive club of winners of the "Brevet des Provinces Françaises".

The Bonette pass

The 5th  étape, c’est l’étape de la Bonette, un col que j’apprécie particulièrement, long (24 km de Jausiers au col) pente régulière, bon revêtement sur ce versant, décor grandiose, lunaire presque, bref vous l’avez compris la Bonette j’aime. Et la cerise sur le gâteau, le cadeau de la nature (ou de la DDE ?) la Bonette offre à son sommet la possibilité d’en faire le tour et de monter jusqu’à la cime : a real treat. I take one last look at this fabulous, unique landscape, and as I climb the hairpin bends, I catch a glimpse of a few cyclists in the distance: is it Roger?

It's very cold, and after the photo I start the descent, which promises to be a perilous one, as the road is in poor condition and calls for extreme caution.

It was with some relief that I arrived in Saint-Etienne-de-Tinée. I sat down on the terrace of a café to watch Roger arrive. Today is the day we part ways, he heads for Saint-Martin-de-Vésubie, and I for Saint-Sauveur-de-Tinée and the Col de la Couillole.

On the way up I'll have to endure a fine rainstorm (it's wet!).

The evening stopover in Beuil will be quite amusing. The owner of the hotel, who is relatively old, runs her business alone, so I'll be sharing the meal with the café's customers and enjoying the inimitable bar conversations!...

The Cians gorges

The 6th étape, commence par la traversée des très belles gorges du Cians. J’avais il y a 10 ans apprécié ce passage dans ces gorges étroites en porphyre rouge. Mais cette année je reste un peu sur ma faim, le parcours devenait sans doute tellement dangereux que des travaux titanesques ont pratiquement anéanti le spectacle, tout se passe maintenant dans des tunnels, quel dommage ! J’ai malgré tout essayé de reprendre la route en corniche mais au regard de l’amoncellement de pierres sur la chaussée, je renonce.

Après le jolie passage des gorges inférieures du Cian, une succession de petits cols, avant d’arriver à Saint-Vallier-de-Thiey, terme des 110 km de cette étape.

This time I'm in Provence, so the last few kilometres of the Alpine will be swallowed up quickly, and without being a formality, it doesn't present any major difficulties. Antibes is an optional checkpoint, so I voluntarily branch off into the hinterland to avoid the endless queues of cars and the fear that accompanies them.

Tomorrow sees the start of the ascent to Thonon and, above all, a stage at the foot of Mont Ventoux!

The end of the journey

La grande Aventure Alpestre prend fin, quel beau voyage, quelle belle partie de « manivelles » que de cols magnifiques ! J’ai traversé à la force du mollet tout l’arc Alpin, de Antibes à Trieste (Italie) 1883 km de montagne et quelle montagne ! 75 cols, 38428 mètres de dénivelé.

A great, wonderful journey is coming to an end!

Jean-Marc LEFEVRE

3 March 2003

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